Chers amis de l’EHD,

 

Depuis Pâques et la fin du confinement, les écoles ont repris peu à peu une vie normale.

Vraie joie pour beaucoup d’élèves, mais, pour certains autres, cette longue période de confinement a eu des effets dévastateurs. On ne compte plus les cas de décrochage scolaire. Et sans doute d’une baisse de niveau. Citons par exemple le bureau du Plan[1] qui s’inquiète des conséquences inévitables du retard dans les apprentissages pour l’avenir des jeunes et même du pays.

Dans ce contexte difficile, la maladie n’a pas cessé de toucher les enfants. Ceux-ci ont connu un isolement encore plus grand, assorti de difficultés d’apprentissage tout aussi considérables.

Pourtant, il faut cependant souligner le dynamisme des écoles qui, acculées à assurer un enseignement à distance, ont réussi à se moderniser. Elles ont opéré un bond en avant en développant des cours en ligne pour quasi tous les jeunes. Chance inespérée dans un contexte de confinement. Mais système qui a cependant montré ses limites.

En effet, qu’a-t-il manqué à ce système pour devenir une voie d’avenir et, pourquoi pas, remplacer l’école à l’heure où se profile une pénurie d’enseignants dans certaines matières ?

Tout simplement, les contacts humains. La chaleur du groupe, des échanges individuels, les poignées de moins, les frappes dans le dos, les petites blagues de chaque jour. Mais aussi les explications supplémentaires quand un élève ou un étudiant semble dans l’expectative. Bref, les rencontres irremplaçables entre l’enseignant et ses élèves comme des élèves entre eux.

Durant ces deux dernières années, EHD a suivi le même chemin et tiré les mêmes conclusions.

Ainsi, le suivi scolaire individualisé a repris peu à peu dans les différentes antennes. Doucement, lentement. Sans doute, les écoles ayant établi une connexion numérique avec chacun de leurs élèves, l’enfant malade a-t-il pu profiter de cours à distance jusqu’à la fin de l’année scolaire. Ce qui explique un tassement relatif dans les demandes de prise en charge. Mais qu’en sera-t-il l’an prochain ?

Ainsi, le sens de la mission d’EHD, qui cherche à soutenir les enfants malades privés de la possibilité d’aller en classe, garde-t-il tout son sens malgré le développement du numérique. La présence de nos enseignants bénévoles est irremplaçable. La Fédération Wallonie Bruxelles l’a bien compris en nous accordant une nouvelle fois le subside symbolique qu’elle nous octroie depuis plusieurs années.

Bien sûr, à la rentrée, il nous faudra rappeler notre action auprès des écoles et des parents des enfants malades.

Un certain battage médiatique se produira autour de la fête d’anniversaire de nos 40 ans, prévue le 9 octobre prochain.  Notez bien la date, parlez-en autour de vous et rejoignez-nous !

Si EHD a 40 ans,  c’est gräce à vous, enseignants et administratifs, qui l’avez fait vivre. Au nom de tous ces jeunes que vous avez aidés

MERCI et BONNES VACANCES !

 

Françoise Persoons et toute l’équipe de l’EHD.

[1]Voir : https://www.plan.be/publications/article-2253-en-baisse_du_niveau_scolaire_le_cout_cache_de_la_pandemie_de_covid_19